Adieu agrafes!

Mardi 29 décembre 2020

Depuis ma sortie de l’hôpital, l’infirmier vient une fois par semaine me faire une prise de sang pour la surveillance des plaquettes. Mais aujourd’hui, c’est aussi le jour d’ablation des agrafes. Je ne suis pas mécontente car elles tirent sur ma peau et le grand pansement qui les protège m’empêche de prendre correctement ma douche. Je suis un flamant rose !

A l’aide d’une pince spéciale, il retire les agrafes une par une. Je serre les dents. Si ce geste n’est pas aussi douloureux qu’on pourrait l’imaginer, il n’en est pas moins très désagréable. La cicatrice est rouge par endroit et boursouflée ailleurs. Je la regarde comme si elle m’était étrangère. C’est un corps qui n’est pas le mien.

Ce corps qui m’échappe.

Le matin, mon genou semble étranglé dans un étau et les premiers pas sont difficiles. Je m’accroche à mes béquilles.

Mes quatre premiers doigts de la main gauche sont engourdis, ils présentent ce que l’on appelle une paresthésie. Et c’est le fameux syndrome du canal carpien. Ma force musculaire a diminué et je suis incapable de serrer correctement un petit objet. Taper sur mon clavier avec des doigts insensibles est compliqué.

Quand je m’allonge, mon oreille droite siffle et cet inconfort disparaît en inspirant profondément. C’est, je pense, la conséquence de ma chute brutale.

Mon sommeil n’est toujours pas rétabli et mon horloge interne me réveille toutes les nuits vers 3h30 du matin. Je n’arrive pas à me rendormir rapidement. C’est pénible.

Vais-je me récupérer un jour? Quand? C’est déjà trop long!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *