Course Paris-Versailles (France) le 25 Septembre 2011

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34 ème édition de Paris-Versailles.

Objectif: Etre capable de courir une longue côte, 16km Le Paris-Versailles est une course pédestre qui se dispute entre Paris et Versailles en France, chaque année, le dernier dimanche matin de septembre.

Cette course, organisée par l’association Paris-Versailles Association, se déroule sur un parcours de 16 kilomètres, du pied de la Tour Eiffel jusqu’au château de Versailles, via Issy-les-Moulineaux, Meudon, Chaville, Vélizy-Villacoublay,Viroflay et traverse la forêt de Meudon sur six kilomètres.

Cette course, surnommée parfois “la grande classique” est célèbre pour son parcours atypique et exigeant.
Après 6 kilomètres très plats en bord de Seine, le parcours emprunte la fameuse côte des Gardes.
Cette pente pouvant atteindre par endroit jusqu’à 7% et longue de 2,3 km représente la principale difficulté, et non des moindres. Les deux derniers kilomètres sont également redoutés par les coureurs car ils se courent sur l’avenue de Paris, une double voie très large (et donc généralement venteuse) en faux plat montant souvent qualifiée d’interminable.

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Prélude:
 Pourquoi cette course?
 Un marathon c’est bien, mais j’ai besoin de temps en temps d’accélérer et ne pas habituer mes jambes à cette allure. C’est une course mythique que je ne voulais pas rater. Comme je devais faire un choix et que cette course se situe un peu plus d’un mois avant New York, cela me permettra de me dégourdir les gambettes.

 Dimanche 18 Septembre 2011

J moins 7 –
Pour préparer cette course, qui je l’avoue me terrorise un peu, j’ai dû trouver des séances en côte. Pas facile dans cette région de plaine de trouver un vallon suffisant pour se muscler les quadriceps.
Et puis, il y a aussi toute l’effervescence autour de cette journée: la récupération du dossard à Paris la veille au Parc d’exposition d’Issy et le retour de Versailles en RER le dimanche.

Mercredi 21 Septembre 2011

Affiche

Quelle galère!
En réalité, cette course est également un parcours du combattant: il faut se déplacer sur Paris afin de récupérer son dossard la veille, puis se lever très tôt le lendemain pour déposer ses affaires dans un car qui les amènera jusqu’au point d’arrivée à Versailles. Il faut ensuite se dépêcher d’intégrer un sas de départ afin justement de partir au plus vite, courir de toutes ses forces (mais pas trop) jusqu’au Château en compagnie de quelques 20 000 hurluberlus qui auront la même idée saugrenue que vous. De souffrir tout au long de cette côte de Gardes dont on parle dans les couloirs. Tout cela pour une médaille que l’on accrochera parmi tant d’autres.
En fait, ce n’est pas du tout cela: le but de cette course est de partager avec des inconnus cette passion commune de la course à pied que chacun de nous pratique en loup solitaire dans un coin de sa ville.
De transpirer ensemble et de savourer ensemble cette ligne d’arrivée acclamée par des badauds émerveillés et admiratifs. Que ne donnerais-je pour garder en mémoire cet instant si délicieux où l’on franchit cette fameuse arche d’arrivée.
Quel soulagement mais aussi quel regret de ne pas pouvoir arrêter le temps juste à cet instant précis…

Samedi 24 Septembre 2011

Dénivelé

J moins 1 –
Il fallait bien récupérer mon dossard et me déplacer à Paris pour cela. J’arrive à la gare: un incident grave voyageur entraîne un retard des trains d’au moins 20 minutes. Je reste zen, de toute façon, j’ai prévu assez de temps. Un train arrive quand même…pour nous déposer à la station suivante. Le chef de gare annonce alors par haut-parleur que la ligne est partiellement coupée et qu’il faut sortir pour prendre une navette.
En arrivant enfin à Mairie d’Issy, je repère un coureur à son allure et à sa tenue vestimentaire ( runnings et sac à dos) qui est aussi perdu que mois. Ensemble, nous allons vers le stade pour récupérer nos dossards.
Le monde du running est encore un monde très sain où personne n’est vraiment concurrent et où l’entraide est de mise.
L’organisation est bien rodée, récupération de l’enveloppe contenant mon dossard et ma puce. Le tee-shirt offert est sympa et technique mais la taille S est en rupture de stock, je me contente du M. Avec mon nouveau compagnon de route éphémère, nous terminons la visite de l’expo, nous prenons le métro et nous quittons sur le quai de gare.

Dimanche 25 Septembre 2011 – Paris

Tour Eiffel

Mal dormi cette nuit, j’ai révé que j’étais en retard, que j’oubliais des affaires, etc…je me réveille tôt, j’ai besoin d’un café pour tenir le coup. A la gare, une couple traine au guichet, heureusement que le gars du comptoir comprend que je suis pressée et me vend mes tickets.

Sur les quais, je croise déjà quelques coureurs. Mais ils seront plus nombreux autour des Invalides. Toujours plus d’homme que de femmes. A la sortie du métro, je ne vois que des coureurs à l’horizon. Qui courent pour s’échauffer, il y en a partout.
Je fais la queue pour les toilettes avant de laisser mon sac à dos dans les camionnettes qui achemineront nos affaires à Versailles où nous les récupérerons à notre arrivée.

Echauffement

J’intègre le sas de départ où sont déjà agglutinés des milliers de runners impatients. Heureusement, le temps est agréable. J’en profite pour discuter avec mon voisin. Le temps défile assez vite ainsi. A dix heures, les elites s’élancent. Les vingt quatre mille et quelques coureurs partent à leur tour par vague de 350 toutes les 2 minutes.

Encourse

Ainsi, je décolle à 10h20. Je coure prudemment.
Cette course faisant partie de mon entrainement pour le marathon de New York, je dois faire attention à ne pas aller trop vite. Ainsi, je décide de ne pas regarder ma montre et de courir uniquement au feeling.

Pendant les six premiers kilomètres, je m’échauffe tranquillement le long des quais tout en appréhendant l’arrivée de cette fameuse côte des Gardes.
Juste après le ravitaillement, j’aperçois enfin l’objet de mon appréhension. Je respire un grand coup, je serre les coudes et je raccourcis ma foulée.

Je ne veux pas marcher, je ralentis seulement. Et je tiens bon jusqu’à la fin. Ma cœur bat la chamade à la fin de cette côte. Suit une délicieuse promenade dans la forêt de Meudon avec beaucoup de descente mortelle pour les genoux.
Ensuite la route du cimetière avec sa pente à 8-10% sur 300 mètres achève mes réserves. Mais je tiens bon. Ne pas marcher.

Médaille
Verso

Puis mes runnings affrontent une route pavée casse-pattes. A un kilo de l’arrivée, je sais qu’il reste encore cette longue route droite interminable dont il faut se méfier. Je n’accélère donc pas encore, je ne le ferai que 50 mètres avant. La vue de l’arche d’arrivée me remplit de joie: j’y suis. Je savoure mon arrivée et un sourire éclatant aux photographes officiels qui officient dans les derniers mètres pour immortaliser notre exploit.

Résultat Garmin: Dist tot=16,19km Temps tot=01:36:43 Allure moy=5:58/km Vit.moy=10km/h Vit.max=0km/h FC moy=174 FC max=183

Résultat: 01:36:42 soit 5:58/km – 10km/h – 13346/20738 arrivants – 517/1422 V1F et 1622/4676 femmes

Course suivante prévue: Marathon de New York le 6 Novembre 2011.

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