6ème édition Course du Viaduc de Millau

Mon septième semi-marathon.

Course prévue le 17 mai 2020, reportée au 30 mai 2021 et enfin programmée le 22 mai 2021

Cela faisait depuis longtemps que je voulais la courir.

Juste pour le plaisir de traverser ce viaduc, cet ouvrage d’art bourré de technologie.

23,7km et D+390 mètres et la traversée du viaduc de Millau aller-retour

Parcours

Pour la première fois, je ne ressens aucune appréhension avant cette course car je vais courir avec mon cousin qui a décidé de la courir tranquillement. C’est tellement agréable et confortable de se laisser guider sans penser à regarder constamment sa montre et surveiller son allure.

Profil de la course

Ma seule appréhension est la météo qui prévoit ce week-end un soleil et une température avoisinant les 33 °C.

Comme d’habitude, je récupère mon dossard le samedi 21 mai au centre sportif où j’en profite pour m’acheter une nouvelle paire de running. Comme si je n’en avais pas assez!!! Et comme je suis une fille, je l’ai choisie de couleur rose !! Non, je plaisante… il n’y avait pas d’autre choix.

Ma tenue de course

Nous dînons très léger mais super bon et le couvre-feu débute à 22 heures.

Dimanche 22 mai, le réveil à 6h nous permet de prendre tranquillement le petit-déjeuner composé de pain, beurre, confiture, yaourt. Bref, un repas habituel. Le départ étant situé à 5 minutes à pied de l’appartement, j’ai le temps d’aller tranquillement aux toilettes afin de m’alléger un peu.

La foule de coureurs se fait de plus en plus dense à mesure que nous nous approchons du départ. Je ne m’échauffe que 2 minutes car je sais que notre départ sera lent. Heureusement que nous sommes dans le sas 1 juste derrière les élites et les collaborateurs Eiffage (il y aura 10 vagues partant à 5 minutes d’intervalle).

Départ

9h10 – C’est notre tour. Comme prévu , nous nous élançons tranquillement, nous faisant dépasser par pratiquement tous ceux derrière nous. Je papote au début mais je sens que mes co-coureurs ne sont pas enclins à poursuivre une conversation. J’en profite donc pour prendre des photos du paysage millavois que nous traversons. Surtout aux abords du viaduc dont nous avons une vue du dessous imprenable et le chemin que nous empruntons est fermé habituellement au public.

Les 5 premiers kilomètres sont plats, donc tranquilles, j’ai déjà envie de galoper. Mais je me suis promise de rester sage et de ne pas brûler mon carburant dès le départ. Je ronge mon frein.

Ascension vers le viaduc

La côte apparaît, plutôt raide, certains courent, beaucoup s’économisent en marchant, et je pense que c’est la bonne solution. Je bois quelques gorgée de la bouteille que j’ai ramené tous les quart d’heure environ. La chaleur s’accroît progressivement et dangereusement.

Premier ravitaillement, j’échange ma bouteille vide contre une pleine et j’attrape au passage un quartier d’orange. Je ne me m’attarde pas, je sais qu’en cas d’arrêt, le redémarrage est difficile.

A l’entrée du viaduc, la vision des 7 pylônes se dressant arrimés par des haubans est impressionnante. Nous allons y effectuer un aller-retour débutant avec un faux plat montant.

La circulation a été interrompue pendant plusieurs heures. La route nous appartient. Mes coéquipiers sont dans la peine, leur entraînement a été minime voir nul, ce qui est à mon sens, un peu dangereux. Je leur propose un stop and go, genre alternance marche course entre chaque pylône pour les motiver un peu.

Km 14

A la seconde partie du viaduc, je n’en peux plus de marcher, avec leur accord, je décide de les lâcher pour enfin pouvoir courir. Mes jambes ont envie de se dégourdir et je sens que je peux y arriver. A peine les ai-je abandonné que, le faux plat descendant aidant, je déroule aisément ma foulée. A la sortie du viaduc des photographes officiels nous mitraillent. J’aborde un grand sourire.

Ma course débute enfin.

Je ne pense qu’à une seule chose : courir.

Km 19

Méthodiquement, je choisis un coureur que je décide de suivre puis de dépasser. Et c’est ainsi plus de 700 fois.

Malheureusement, avec la chaleur, je suppose, 3 coureurs ont eu des malaises.

La chaleur est étouffante mais en fin de compte ne m’a pas tant incommodé.

Heureusement que des riverains nous ont généreusement aspergé avec leur lance d’arrosoir, nous procurant une sensation de fraîcheur.

100 mètres avant l’arrivée

Lors du dernier kilomètre, je me sens encore bien légère, je décide donc d’accélérer un peu plus mais pas trop. Les ailes m’ont poussé dans le dos.

Dernier virage, l’arche , située à 200 mètres est en vue. Je donne tout, mes pieds ne touchent plus le sol et la fatigue s’évanouit subitement, laissant place à une immense euphorie.

Mon bip retentit.

Finisher

Un très large sourire traverse mon visage .

Contrairement à ma première course en mars (Trail la Malaysienne 14km) où je suis arrivée dernière, à ma seconde en avril (Patagonia Run 45,5km) où je me suis retrouvée exsangue, au bout de ma vie, je savais que je n’avais pas tout donné et qu’il me restait encore beaucoup d’énergie à revendre.

J’étais heureuse. De revenir.

Quelques pas encore pour récupérer ma médaille, m’hydrater, reprendre une fois de plus un quartier d’orange et retrouver mon mari.

Il est temps de goûter aux bons petits plats concoctés par nos hôtes millavois.

Résultats : 03:06:23, 4449/7585 inscrits et 6009 classés, 1332/2186 femmes, 161/303 M4F

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