Être un roseau

Vendredi 30 avril 2021 Fin de la 8ème semaine de rééducation

342 jours avant Patagonia Run, mon 37ème et peut-être dernier marathon.

La rééducation poursuit son cours, la marche est presque acquise avec la montée et la descente des escaliers un peu plus fluide.

stepper
Step by step

L’espoir est envisageable.

Mais ce qui qui me chagrine est la flexion du genou bloquée à 105° malgré tous les efforts. Je suis désespérée. J’ai l’impression de stagner alors que la rééducation va bientôt arriver à son terme. Vais-je rester avec une impossibilité de m’agenouiller? Tous les jours, je teste en vain ma souplesse. On me dit d’être patiente. Je veux bien essayer de toute façon , je n’ai pas le choix.

Voici ce que j’ai lu récemment concernant la cinésiologie du genou:

« Les amplitudes utiles en flexion du genou sont les suivantes : 5 à 60° pour la marche ; 90° pour s’asseoir sur une chaise ; 100 à 110° dans un fauteuil ; escalier :75° pour monter et 95° pour descendre ; conduire : 75/80° ; s’accroupir : 120/130° ; bicyclette :110/120° ; course lente : 90° et rapide 135/145°. »

vélo d'appartement
110°? Pas sûr!

Me sont donc impossible à réaliser pour le moment la position accroupie et la course rapide. Pour la première, je peux m’en passer, pour la seconde je me battrai comme une furie pour atteindre cet objectif.

Je veux être un roseau : qui plie mais ne rompt pas.

Qu’ai-je fait cette semaine ? Avec Abel, en kiné, j’ai réappris à marcher. Patiemment, méthodiquement, nous avons décomposé le mouvement de la marche, je me suis surprise à mettre un pied devant l’autre , à dérouler le pas, à plier correctement le genou, j’ai eu l’impression d’avoir 1 an. Même ma petite-fille se déplace plus vite que moi ! Comment ai-je pu oublier cette activité ? Comment en suis-je arrivée là ? Je dois réintégrer le bon schéma, retrouver les bonnes postures, casser les mauvaises habitudes comme la boiterie. C’est dur !

Avec Maxime en APA (Activité Physique Adaptée), ce fût un peu moins drôle car il a décidé de passer à la vitesse supérieure. Il a trouvé que je ne souffrais pas assez, qu’il ne m’entendait pas assez me plaindre.

Leg press, Leg curl, je n’arrivais plus à faire la maligne sous la surveillance intensive, attentive mais bienveillante de Tricia, la jeune stagiaire qui ne m’a pas lâchée et m’a bien encouragée.

J’étais en nage mais j’ai a-do-ré.

J’ai la rage.

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