Foulées de Marne la Vallée (France) le 25 Mai 2008

Affiche de la course

12ème édition des Foulées de Marne la Vallée

Nouveau challenge 2008. Mon premier 10K.

Objectif: Participer aux foulées (10 km) de ma ville
C’est la première course à laquelle je vais participer de toute ma vie. L’importance de cet événement impose que je m’entraîne très sérieusement.

Début de l’entraînement le mercredi 23 Janvier 2008.

Dimanche 25 Mai 2008

9h30- Je me prépare, j’ai le cœur qui bat la chamade à 135. Je me demande si je vais tenir le coup. C’est la première compétition de course à pied de ma vie.
9h35- Je m’échauffe 10 minutes tranquillement en trottinant et en soufflant lentement. Je me sens prête. Objectif: moins d’une heure.
9h55- Sur la ligne de départ, je rencontre mon voisin Pascal qui a l’habitude de courir et qui est venu avec la cousine de sa femme. Nous allons courir ensemble, du moins au début. Pour prendre le bon départ et ne pas partir trop vite. Je me sens plus en confiance de courir accompagnée.
Ce qui est drôle, c’est que, pour ma première compétition de course à pied, j’ai épinglé mon dossard…dans mon dos!

Mon dossard dans le dos

10h00- Coup de révolver, tout le monde s’élance, nous restons en arrière, pour économiser nos forces. C’est vrai que si j’avais été seule, j’aurai foncé comme tout le monde.
3 km- Nous restons groupés tous les trois, il est très difficile de se voir doubler par les autres, j’ai envie d’accélérer mais j’ai peur de ne pas tenir le coup.
4 km- C’est la fameuse côte, celle qui tue. En tout cas pour moi qui suis une réelle débutante. Pour l’instant, je me sens bien. Je continue mon chemin. Mais la cousine de Pascal semble avoir un point de côté. J’hésite: je les attends ou j’y vais?
4,5 km- Je fonce. Le long du parcours, des patients et des passants nous encouragent. Cela fait du bien. Comme me l’a dit Benoit Cesar au téléphone avant-hier, je suis les personnes qui me précèdent et j’essaie de les dépasser successivement.

5km- 29 minutes. Ravitaillement à mi parcours. Bof, ce n’est pas fameux, mais je ne suis pas la dernière. J’accepte l’éponge mouillée que l’on me tend. Cela fait un bien fou, même si le temps n’est pas trop ensoleillé.
6km- J’en ai marre, j’accepte le verre d’eau que l’on me tend, mais je n’arrive pas à le boire tout en courant, je ne veux pas perdre une seconde, j’en perds les 3/4.
7km- Je reprends confiance, je commence à en dépasser quelques uns. Mon fils en vélo m’encourage. Les deux filles qui me précèdent peinent un peu.

Bientôt arrivée

A 500 m de l’arrivée, mon coeur explose, je n’en peux plus, je dépasse les deux jeunes filles. J’ai envie d’arrêter. Mon fils me crie dessus: “Vas-y Maman, tu peux les dépasser”. Je me réveille tout d’un coup, je rassemble mes dernières forces et je sprinte sur les derniers mètres, je dépasse un homme puis à deux mètres de l’arrivée, je dépasse le deuxième.

Moins d’une heure, mais je n’ai pas regardé le chrono. Je suis éreintée mais très contente. C’est un bon début.

Résultat: 00:57:49 soit 5:42/km – 10,389km/h – 313/340 – 26/29 V1F 

Cette course est pour toi, grand-mère…

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