Foulées de Marne la Vallée (France) le 29 Mai 2010

Affiche

14 ème édition des Foulées de Marne la Vallée. Mon 10 ème 10 kilomètres.
Début de l’entrainement le 10 Mai 2010.
Objectif: moins de 53 minutes.
C’est ma troisième participation à cette course.
Je connais presque chaque pavé, chaque virage de ce parcours étant donné que j’arpente ces rues depuis si longtemps.

Samedi 29 Mai 2010 18h

J’ai mal dormi cette nuit: je n’ai rêvé que de course, comme d’habitude. Mais je suis plus sereine par rapport à l’année dernière: je connais mes limites, je me fie plus à mes sensations qu’à mon cardio, le temps est clément, c’est-à-dire qu’il fait frais, 18°c, presque crachinant. Bref, un temps idéal pour courir.

Dix minutes avant le départ, je vais aux toilettes vider complètement ma vessie, j’avale un gel d’endurance et je bois un verre d’eau. Il fait un peu frais et le vent souffle. On avisera.

Course

Sous l’arche de départ se presse les jeunes fougeux qui trépignent d’impatience. Je me faufile entre leur jambes pour me réchauffer un peu au fond de leurs ailes (ou de leurs aisselles). Je sens que mon coeur est plus apaisé par rapport à l’année dernière. Je ne consulte même pas mon cardio pour m’en assurer. Le compte à rebours est lancé. Advienne que pourra.

Top départ, la foule s’élance et me dépasse allègrement, j’essaie de la suivre, mais un bref coup d’oeil sur ma montre m’indique que l’allure est trop rapide pour moi. Je me sens emportée par un courant auquel je dois résister. Je sais que je ne suis pas de force. ce sont tous de vaillants guerriers qui rêvent de conquêtes et de gloire.

Je trottine donc pendant un kilomètre à la recherche mon tempo idéal 5:05. Monsieur G. me dépasse. Bon, je ne m’occupe que de moi et de mes sensations. Je poursuis mon chemin en essayant d’être régulière. Tout au long du parcours, j’entends des encouragements de patients sans doute qui m’ont reconnus. Je ne les distingue pas bien mais leurs encouragements me vont droit au coeur. Je me concentre sur ma foulée.

Course

Cinq kilomètres, tout va bien, je m’abreuve au ravitaillement conciencieusement sans m’arrêter.
Je suis à la hauteur de Monsieur G. qui m’avait dépassée au début. Alors, ça roule. Il ne se laisse pas distancer et se met à ma hauteur. OK, nous courrons ensemble. Sans un mot mais à l’unissons, nous parcourons notre chemin côte à côte pendant quelques kilomètres en essayant de ne pas se faire distancer par l’autre.

Sur notre passage, les voitures sont arrêtées, et certains s’impatientent. Notamment cette furie sur l’avenue Malraux qui malgré l’injonction d’un bénévole fend le passage et s’engouffre dans la rue devant nous au risque d”écraser un coureur.

Aux appels d’un signaleur, la contrevenante le salue d’un doigt peu orthodoxe. Quelle classe! 
Un taxi perdu fait de même et s’étonne de ne pouvoir faire demi-tour ” Et maintenant, que vais-je faire?” interroge-t’il? “Et bien, vous restez là”. lui répond-on vertement.

Je poursuis mon chemin bien que cette conversation m’ait réveillée un peu. 
Monsieur D. veut dépasser la dame au tee-shirt blanc devant nous. Mais je ne m’en sens pas le courage. J’ai peur à l’approche de l’endroit où j’ai fait mon malaise l’année dernière. Je préfère rester prudente, il me reste encore 500m. Puis 200m, Monsieur G. accélère, il dépasse le tee-shirt blanc et m’a laissée sur le bitume, seule avec moi-même.

100m, La foule en délire encourage les arrivants “sprint, sprint”: OK, pourquoi pas, cette fois-ci j’y vais, il m’en reste un tout petit peu dans les quadriceps, et puis si je tombe, ce sera à l’arrivée mais pas avant, non, pas avant.

Je prends mes jambes à mon cou, je veux dire que je déroule ma foulée et je remue mes jambes, je sprinte … et je bats mon record sur 10km: 52:30.

Tee-shirt coureur

Je suis aux anges, je l’ai terminé ce dixième 10km, jusqu’au bout, avec seulement 10 minutes de doute au 7ème kilomètres.
Bon, j’aurai préféré moins de 50 mn , mais au moins j’aurai encore cet objectif à atteindre dans les années qui suivront.

La famille H a été présente tout au long du parcours, ils sont trop mignons! Ils étaient déjà là lors des deux dernières éditions. Ainsi, je les retrouve aux 3, 7, et derniers kilomètres à crier mon prénom. Cela m’a vraiment donné la force de poursuivre,

je ne pouvais pas abandonner. Certes, d’autres m’ont également applaudi, mais la famille H. a été la plus présente: un grand merci à Clément et à Maëva ainsi qu’à tous les autres que je ne pourrais citer.

Résultat: 52:30:00 soit 5:15/km soit 11,482km/h – Classement scratch 356/499 – Classement par catégorie V1F 19/55.

Bref, objectif atteint. Comme je le dis toujours: “Rien n’est impossible pour qui vise bien sa cible”.

Prochaine course: Tout Ozoir Court le 20 Juin 2010.

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