J13 après l’accident

Samedi 26 décembre 2020
J’ai beau alterner les sites des injections, ma peau est devenue une passoire douloureuse.

Des bleus se sont formés autour de mon ombilic où je m’entraîne aux fléchettes. Je n’en peux plus de martyriser mon corps.

L’attelle, que je ne retire que pour me doucher me comprime ma jambe. Celle-ci a une couleur plus sombre que l’autre (problème de circulation ?), je la sens comme un gros bout de bâton mort, j’ai un début de douleur au talon. Mon genou gauche est laid, il est déformé, rouge, balafré. Mais il ne me cause pas de douleur pour le moment.

Mon bolide

Au fait, parlons-en de la toilette ! Il n’est pas facile de se laver debout sur une jambe tout en protégeant le pansement de l’autre de l’humidité. Pour ne pas tomber, je m’adosse au mur et je fais ce que je peux. Le ruissellement de l’eau chaude sur mon corps meurtri (là, je sens que j’exagère, mais j’aime bien les envolées dramatiques) me décontracte.

Mais pour autant, le sommeil ne sera pas de la partie une fois de plus.
En résumé : malgré une très mauvaise fracture comminutive* de l’extrémité inférieure du fémur, une plaque,  des vis verrouillées et non-verrouillées, 20 agrafes sur 35cm dans ma peau ( encore une cicatrice de guerre), la cuisse en miette mais le moral est d’acier.
Les perspectives de récupération totales ne sont pas très bonnes mais j’ai confiance.

J’ai consulté un kinésithérapeute cette semaine qui m’a montré des exercices à pratiquer. Il m’a conseillé également l’électrostimulation. Je vais commander un appareil de suite.
Je suis prête à me battre.
Je me bats.
C’est parti!

*comminutive=pluri-fragmentaire, en mille morceaux quoi!

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