J’ai mal

Dimanche 20 décembre 2021

Je suis réveillée en sursaut en pleine nuit par une douleur fulgurante au niveau de ma main gauche. Une décharge insupportable qui ne passe pas. Je la secoue mais je n’arrive pas à atténuer les paresthésies insupportables qui me font suffoquer.

J’ai chaud, j’ai froid, je voudrais arracher ma main. Je ne la sens plus, ou trop, je ne sais plus.

Je suis au bord du malaise, j’empêche mon mari de dormir, je suis assise sur le bord du lit et j’ai envie de me laisser glisser doucement par terre et ne plus me relever.

Mais j’essaie de me ressaisir, je respire lentement, profondément, je me concentre, je sens des sueurs froides, c’est un malaise vagal que je connais bien. Je ne résiste pas.

Je me détends et je reprends mes esprits. J’essaie de me rendormir. Avec beaucoup de mal.

J’essaie de comprendre ce qui m’est arrivé il y a une semaine déjà.

Je ne m’étais jamais sentie aussi bien que ce matin-là. J’étais confiante, trop peut-être. Je me croyais invincible, invulnérable, irrésistible.

Sur un nuage, et soudainement, la seconde d’après, je me suis retrouvée allongée par terre, comme un ver de terre, misérable, fragile et désemparée.

Que s’est-il passé ? Pas dans les faits, je les ai raconté précédemment, mais dans ma tête ?

Je me suis posée la question: y a t’il une possibilité même infime que cet accident provienne d’un acte volontaire ? Me serai-je jetée inconsciemment devant la voiture?

D’habitude, je suis extrêmement prudente, je m’arrête à chaque fois que je croise une voiture sur mon chemin et je me tiens toujours du bon côté de la route.

Pourquoi? C’était en plein jour, sur une tranquille route de campagne dans un charmant village.

Merde, mais pourquoi?

J’aurai vraiment pu mourir comme un chien, au bord de la route…

J’aurai pu aussi rester tranquille chez moi.

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