Marathon du Mont Saint Michel (France) le 31 Mai 2015

18th Marathon de la Baie du Mont saint Michel, mon 20ème Marathon

LogoPourquoi avoir choisi ce marathon?
Parce que sa date coïncidait avec un trou dans mon programme.
Et que j’avais envie de revoir ce beau site.
Et après avoir voyagé très loin, nous avions envie de découvrir un peu l’Hexagone.

Novembre 2014: Inscription au Marathon puis réservation de l’hôtel.

D’abord le Saint Aubert *** puis devant des avis négatifs sur plusieurs forum, je me décide ensuite pour le Mercure **** situé non loin.

Mars 2015: Il faut réserver une place dans la navette qui nous transportera vers la ville de départ soit Cancale.

Récit du séjour ici…

Ma préparation

Je repasse à 4 séances par semaine pendant 8 semaines

Début de l’entraînement le 6 avril 2015

Mont Saint Michel, France Dimanche 31 Mai 2015

Parcours du Marathon du Mont Saint Michel 2015Comme prévu, la pluie est de la partie. Malheureusement, j’ai oublié de ramener un sac plastique pour m’abriter. Je verrai plus tard avec l’accueil. Pour le moment, il est temps de se préparer.

5h15- mes deux réveils sonnent simultanément mais je suis déjà hors de mon lit. La nuit a été courte: le chauffage est resté bloqué sur 23°, je m’étais imaginée avec des bouffées de chaleur!

Tenue de course

Douche rapide puis habillage habituel. Thé et une portion de gâteau sport maison. Je porte par dessus ma tenue deux pulls que je jetterai sur la ligne de départ.

A l’accueil, une hôtesse charmante me donne deux sacs poubelles, un gros pour le corps et un autre pour la tête. La pluie ne cesse pas lorsque que mon mari me dépose au parking de l’hippodrome de Coudrey, situé à 6 km de notre hôtel, et d’où partent de nombreux cars en direction de Cancale, le lieu de départ du marathon.

Car
Navette pour Cancale

Les premiers cars sont déjà remplis de coureurs silencieux, encore endormis. Un monsieur s’assied à côté de moi et nous commençons à discuter. C’est un V3 qui parcourt aussi le monde et qui aborde les marathons…en
marchant en veillant toutefois à ne pas déborder sur le temps limite.

Cancale sous la pluie

Après 50 minutes de trajet, nous arrivons enfin à Cancale où la pluie et le vent nous accueillent. Nous nous dirigeons vers le point de départ. Il est 7h et le départ est prévu dans 90 minutes. Chacun essaie de trouver un abri pour se reposer. Je grelotte. Heureusement que mon sac poubelle épais me protège mais j’ai froid. Au loin, la mer est très houleuse. J’ai trouvé une place sous un auvent, je suis blottie contre d’autres naufragés.

Sac coureur et tee-shirt
Prête

7h50 – Je dépose mon sac à la consigne dans des camionnettes prévues à cet effet.

8h15 – Les sas se remplissent peu à peu, j’aperçois au loin le meneur d’allure du 4h00 que je suis. Nous sommes serrés comme des sardines.

Départ de la course

C’est parti. Malgré le faible nombre de coureur, la concentration est très dense, et j’ai l’impression de piétiner pendant les 6 premiers kilomètres. Le meneur ne me semble pas régulier. Je suis un peu perdue.
Une mini-côte inaugure notre parcours. Mais je sens que mes jambes n’apprécient pas.

Jusqu’au semi, tout se déroule parfaitement bien. Puis le meneur décide à deux reprises de soulager sa vessie et nous demande de poursuivre sans lui. A partir de ce moment, je me sens abandonnée, mon allure s’accélère et je sens que je n’irai pas à la même allure jusqu’au bout.

Cela se confirme au trentième où je rencontre…le mur. Une sorte de lassitude brutale où arrêter peut devenir une option. J’ai alors ralenti mon allure considérablement mais je n’ai jamais marché. Quand le meneur d’allure et les autres m’ont dépassé et que je les ai vu inexorablement s’éloigner, l’abattement s’est emparé de moi. Mon épaule droite pèse de plus en plus lourd, j’ai l’impression qu’un fil invisible
me tire en arrière, une sensation que je n’ai jamais éprouvé.

Mon arrivée sur le tapis rouge
A 200 mètres de l’arrivée

La ligne d’arrivée est proche mais je n’arrive pas à sprinter comme je le fais habituellement. J’ai tout de même la force de sourire sur la ligne d’arrivée.

Tout d’un coup, ja tête me tourne, un bénévole de la Croix Rouge se précipite vers moi pour me secourir, je m’agrippe à son bras. Mon corps se tend toujours vers l’arrière, je me sens comme un pantin désarticulé. Que m’arrive t’il? Je sens le regard curieux des spectateurs sur moi. Je me ressaisis. On me propose une civière que je refuse. On me fait asseoir une minute. Je reprends doucement mes esprits. Je me relève lentement et pars récupérer enfin ma précieuse médaille.

Médaille du Marathon Mont Saint Michel 2015J’ai couru une seconde plus rapidement qu’au marathon de Seoul mais je n’ai pas du tout la même forme à l’arrivée!

Je ne suis pas tout à fait remise de mon malaise quand je rejoins enfin mon mari, inquiet de ne pas m’avoir vu revenir rapidement.

Moralité: malgré une excellente préparation, le fait de n’avoir pas très bien ou correctement bien mangé les derniers jours m’a desservi. Mais en tout cas, j’ai très bien mangé.

Mon récit de ce séjour gastronomique ici…

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