Marathon de Nouvelle Calédonie le 25 Août 2019

Affiche

Mon 35ème marathon. 37ème édition.

Il me manquait un continent. Ce sera chose faite dans quelque temps.

Océanie, me voilà !

Mai 2019 – Les inscriptions sont enfin ouvertes. J’ai scruté presque tous les jours d’avril le site internet de l’organisation afin d’être parmi les premières.

Saut
Après un entraînement

Début de l’entraînement le 17 juin, juste après le marathon de Marne et Gondoire du 16 juin 2019. Néanmoins, pendant les quinze derniers jours, il a été très difficile de s’entraîner sur place car avec le décalage horaire (9h), je n’avais pas la force de courir tôt le matin, même sur la plage, plus de 45 minutes. Mais j’ai réussi à fouler le sol de la Grande Terre, de Lifou et de l’île des Pins pour un petit footing au lever du soleil. Inoubliable!

J 16 – Dimanche 25 août 2019 – Nouméa

Petit-déjeuner dans panier
Deux heures avant la course

4h45- Je déjeune en silence, tout en concentration. Je n’ai pas trop envie de discuter. Même s’il n’y a pas d’enjeu particulier pour cette course, c’est quand même un marathon avec ses 42,195 km à parcourir, des côtes, de la chaleur, etc.

Mais j’ai très bien dormi, inhabituellement.

6h30 – Nous nous dirigeons à pied vers l’hippodrome Henri Millard, lieu de départ et d’arrivée de la course, situé à 8 minutes à pied de notre hôtel. En fait, c’est coup de chance car au départ, l’agence voulait nous envoyer au Méridien, beaucoup plus loin. Nous avons préféré un hôtel moins guindé. Et nous avons eu raison.

Lichu Sloan
Une marathonienne passionnée

6h50 – Je reconnais de dos la marathonienne de 71 ans qui a couru 235 marathons dans 94 pays. Impressionnant. Je lui tape sur l’épaule et nous débutons une conversation. En fait, Lichu Sloan est New-yorkaise d’origine asiatique (je n’ai pas eu le temps de lui demander de quel pays), et elle a déjà bouclé les Seven continents deux fois (avec l’Arctique et l’Antarctique!!!

7h00 – Nouméa (Marathon). C’est parti. Les marathoniens et les semi-démarrent en même temps. Les 10km une heure après.

Logo du Marathon International de Nouvelle Calédonie

Le temps est nuageux, 17°C au départ, parfait pour nous mais frisquet pour les touristes. Je prévois de prendre tout mon temps, d’observer le paysage magnifique qui s’offre à nous, la Baie des Citrons, Baie de l’Anse Vata, La pointe Magnin, La Côte Blanche, La Promenade Verrier, le Rond Point de l’Eau Vive, la Baie Sainte Marie et le Rond Point de Prony, le tout au moins à deux reprises ce qui est assez angoissant quand on aborde la première fois une des côtes.

En course
Le long de la Baie de l’Anse Vata

Je croise mon mari à deux reprises. Il réussit à me prendre en photo puis va enfin déguster tranquillement son petit-déjeuner. Trop sympa !

Orchestre Tambours japonais
Joueurs de Taïko

Je ne regarde pas trop ma montre mais je sens que je m’emballe un peu. Je ralentis puis je redémarre. Mais peu importe, le trajet fait des aller-retour, les coureurs se croisent plusieurs fois, c’est très sympa. Nous nous sourions, cela suffit pour nous redonner de la force. Sur le chemin, deux orchestres nous offrent de l’énergie : les Taiko japonais, et un orchestre du Pacifique.

En course

Les ravitaillements sont présents tous les 5 kilomètres environs avec de l’eau, des oranges, des Crackers, des abricots secs mais pas de Gatorade ou autre gel. Je n’en souffre pas du tout. Trois brumisateurs sont en place, je m’y abrite surtout dans la seconde partie.

En course

Les kilomètres sont marqués tous les 5 km. Les bénévoles sont présents et très encourageant. Je m’oblige à courir devant eux mais dès que je suis hors de vue, je marche.

A partir du 30ème, je suis lessivée, j’alterne marche et course : au prochain poteau, prochain passage piéton, et petit à petit, je ne vois pas le temps passer.

Dernière côte franchie, 40 km, les derniers kilomètres sont les plus durs. Depuis un moment, la plante de mon pied droit chauffe énormenent. J’ai l’impression qu’une grosse ampoule est en train de se former. Mais je ne peux pas vérifier, il faut que j’avance coûte que coûte.

« Allez Madame, l’arrivée est proche »

Oui, je sais, mais mes cuisses commencent aussi à brûler.

Dans un dernier sursaut, dans les derniers deux mètres, un grand sourire se dessine sur mon visage, personne devant ni derrière moi. Ma seconde de gloire. J’aperçois l’arche d’arrivée. C’est la délivrance. L’animateur annonce mon dossard au micro, j’aperçois mon mari au loin.

Top. Ça y est, j’ai couru mon 35ème marathon, mon premier en Océanie et en Nouvelle Calédonie !!!

Un grand clown me remet ma médaille (entre parenthèse, elle n’est pas belle, je parle de la médaille, bien sûr). Mais je suppose que pour environ 120 marathoniens participants, cela ne valait pas le coût. Je ne suis pas venir ici pour arborer une belle médaille. D’autres souvenirs viendront probablement à moi lorsque j’y penserai.

J’avais prévu de courir entre 4h30 et 5h00 mais c’était plus fort que moi.

Résultat: 04:17: 23 – 6:03mn/km- , 61/115 participants, 4è/11 VF2, 13/38 Femmes

Résultat somme toute honorable compte-tenu de mes objectifs initiaux.

J’adoré cette course, les bénévoles ont applaudi ma tenue qu’ils ont trouvé très mignonne !!

A peine arrivée, je suis saluée par une australienne qui m’a remerciée de lui avoir , malgré moi, servie de lièvre. Elle me dit qu’elle n’aurait jamais pu faire mieux si elle n’avait par poursuivie ma jupette. Également, un coureur qui n’a pas cessé d’essayer de me rattraper, en vain , mais je l’ai boosté. Le batteur de Taiko m’a aussi reconnu, il me fait un grand sourire et nous posons ensemble.

C’est avec un grand sourire, un soulagement et une grande satisfaction que nous rentrons à pied à notre hôtel.

Nous rentrons directement à la maison où je m’écroule dans le lit, morte de fatigue et remplie d’émotion.

Nous ne déjeunons pas. Vers 16h00, je me réveille en sursaut: «Je suis en retard pour le marathon !!! ». Ouf, ce n’était qu’un cauchemard !

Habituellement, je marche directement après un marathon, pour me dégourdir les jambes. Nous repartons à l’Hippodrome pour le retrait des photos (celle d’arrivée est offerte par l’organisation) et je regarde les résultats.

Encore raté ! A une minute près, je montais sur la troisième marche du podium des V2F (Vétréranes 2 Femmes). Un peu déçue, mais en même temps, je n’y allais pas pour gagner.

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