Une autre vie

Jeudi 17 décembre 2020

Ce retour à la maison est difficile à vivre pour moi. Je dois garder ma jambe raide, en extension dans une attelle rigide jour et nuit. Je dors allongée sur le dos, immobile de peur de faire un faux-mouvement et de déboîter mon genou.

Et je dois m’injecter tous les jours un anticoagulant par voie sous-cutanée dans le gras du ventre jusqu’à la reprise de l’appui.

Le pire est que marcher avec des béquilles m’est douloureux, non pas pour mon genou mais pour ma main homolatérale blessée lors de la chute et dont l’hématome important me fait souffrir. Mais je refuse de prendre des antalgiques, je peux résister.

Dans mon malheur, j’ai découvert que j’avais un mari merveilleux qui s’est révélé être une vraie mère-poule pour moi. Au décours de mon accident, je découvre une personne attentionnée que je ne soupçonnais même pas. Il m’a servi tous mes repas au lit pendant les premiers jours. Mais j’ai rapidement repris de bonnes habitudes, je déteste la dépendance.

Encore impossible de trouver le sommeil, je ne veux pas me résoudre à avaler un somnifère. Difficile de s’endormir quand on doit rester figé dans une position.

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