Jour de sortie

Mercredi 16 décembre 2020

L’infirmière me refait le pansement à neuf, avant mon départ. Tout le personnel hospitalier est serviable et rassurant. Les repas sont corrects, en réalité, je ne suis pas difficile du tout. Je n’ai pas pris la télévision dans la chambre mais cela ne m’a pas du tout manqué. Le temps a passé.

En marche

Avec la kiné venue me chercher, je vis encore mes derniers pas dans les couloirs de l’hôpital.

Une autre vie débute, une vie d’handicapé. 

Avec deux béquilles, une attelle de Zimmer, de plus, j’ai réservé une chaise roulante chez mon pharmacien pour 3 mois afin de pouvoir mieux me déplacer et travailler au cabinet sans trop me fatiguer.

J’accepte de me reposer jusqu’à la fin de la semaine puis je reprends le travail.  Car j’ai besoin de bouger,  de parler et d’écouter.  Je ne veux pas bouleverser toute ma vie  même si elle l’est de toute façon. Le chirurgien n’est pas ravi de ma décision mais je ne sais pas me reposer.

Heureusement, mon mari est présent. C’est la seule personne en laquelle j’ai totalement confiance. Il est aux petits soins avec moi.

A la maison, je me retrouve au pied de l’escalier, je suis incapable de gravir les marches avec les béquilles, je ne sais que faire de mes jambes dont l’une est inutile, ma main gauche est également très douloureuse, un hématome s’est formé après la chute et personne ne s’en est occupé.

Je grimpe donc sur le dos de mon mari, pour monter à l’étage, c’est une situation très embarrassante même si je ne suis pas trop lourde.

Dans la nuit, je revois encore et encore le pare-chocs s’approcher de mon visage. Je ne dors pas.

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